Pièces de rechange automobiles au Maroc : La libéralisation a-t-elle été bénéfique ?

Écrit par Mohamed Mikou

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Auparavant, le secteur des pièces de rechange automobiles au Maroc était soumis à une réglementation caractérisée par la mise en place de prix de références (fixant les valeurs minimum d’importation par typologie de pièces), mais aussi par les inspections de la commission des valeurs et par le coefficient maximum du prix de vente fixé à 1,8% du prix d’importation.

Au début de ce siècle, la promulgation de la loi sur la concurrence a engendré la suppression de la commission des valeurs, libéralisant ainsi le secteur des pièces de rechange automobiles au Maroc. S’y est ajoutée la suppression des prix planchers d’importation suite aux accords signés entre le Maroc, l’Union Européenne et l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC).

Or cette libéralisation a-t-elle été bénéfique pour le secteur des pièces de rechange automobiles au Maroc ?

Il semble bien que non aux dires de nombre de professionnels. Ainsi, selon plusieurs acteurs connus du secteur, une telle libéralisation a plutôt favorisé de manière exponentielle les importations sauvages de pièces de rechange automobiles au Maroc de piètre qualité en provenance de pays asiatiques.

Aujourd’hui la contrefaçon de pièces de rechange automobiles au Maroc touche la quasi-totalité des pièces, notamment celles qui n’impliquent pas de gros développements techniques ou électroniques à l’instar par exemple des plaquettes de frein, des joints de culasse et de différentes courroies. Généralement les produits les plus touchés sont les produits de consommation courante qui peuvent ainsi entrer sur le territoire en plus grosse quantité.