Les “divines”, ces automobiles des années folles 1920-1930 !

Écrit par mohamed mounadi

Bugatti Royale T 41

Objets de vénération, devenues aujourd’hui des pièces de collection, les automobiles des années folles sont les filles gâtées de la plus riche période de l’histoire automobile. Élégantes, raffinées, luxueuses et audacieuses, elles ont été si bien réussies qu’elles s’attirent encore de nos jours les qualificatifs les plus élogieux.

Nés entre les deux-guerres, ces chefs-d’oeuvre à quatre roues concilient la qualité sur tous les plans : lignes pures, couleurs délicates, volumes harmonieux, le tout au service de mécaniques de premier ordre, à la puissance poussée à l’extrême.

Nombreuses, de paternité aussi variée que possible, elles représentent, on l’a dit, la perfection faite automobile ! Œuvres d’artistes, coûteuses mais robustes, elles sont le fruit de rêves fous, d’exigences sans prix, de travail sans défaut.

Nées de mariages réussis entre carrossiers talentueux et industriels audacieux, elles ont même gagné de porter le nom réservé aux belles actrices célèbres par leur talent : les divines !

Des symboles du prestige social

Sitôt inventée, l’automobile devint l’enfant chéri d’artisans en passe de devenir les premiers industriels de ce nouveau moyen de transport. La liberté à quatre roues, rivale légère et souple du chemin de fer condamné à suivre ses routes linéaires, fut ensuite placée à la portée d’un grand nombre de bourses grâce à la mise au point des chaines de fabrication en série.

Le conflit mondial de 1914-1918, s’il fit d’innombrables victimes, stimula l’industrie. Sortie gagnante de cette guerre, l’industrie automobile chercha à satisfaire les désirs des nouveaux riches. L’automobile allait devenir ainsi un moyen de prouver sa puissance et sa richesse, de ” faire du bon goût et du prestige “. D’invention merveilleuse, l’automobile devint un art de vivre, symbole d’un certain prestige social : un véritable phénomène de société.

La recherche de la qualité

En Amérique, même Ford, père de la voiture populaire, fit figurer dans ses catalogues de vente des modèles de luxe. Au début des années 1920, le goût du jour était défini : une clientèle cherchait le plus beau et le plus coûteux. Pour satisfaire cette clientèle exigeante, mais qui savait mettre le prix, des constructeurs d’élite proposèrent des automobiles où rien n’était limité par un souci d’économie : Auburn, Cord, Duesenberg, Cadillac, Lincoln, Packard, Pierce-Arrow…